Au bord du monde

Le projet WikiJura est né de la résidence de Benoît Vincent à la Maison de la poésie de Cinquétral. Durant son séjour, celui-ci a entamé un texte, ici intitulé Au bord du monde, dans lequel il poursuit le travail d’inquiétude du territoire (initié dans Bornes), et plus particulièrement sur la manière dont ces territoires sont occupés, sur la manière dont chacun d’entre nous, en tant que groupes, les habitons.

Le projet trouve un développement pour l’instant encore inédit (et inattendu) mais, pour leur restitution publique de fin de résidence, lors des Pérégrinations poétiques organisées par la Maison de la poésie et qui se sont tenues du 6 au 8 octobre 2017, l’auteur en a lu quelques extraits qui sont repris ici.

 

Avant-texte : Au bord du monde est une lecture sensible du territoire ; une grande partie (celle ici présentée notamment) concerne le Haut-Jura, mais d’autres renvoient à d’autres territoires (Drôme, Ardèche, Aveyron, Haute-Marne, Calvados, Corse, Italie…). L’idée est de divaguer librement à travers une série de strates qui chacune concernent l’une de nos passions, de nos folies. Comme si le territoire, le paysage, était un être vivant, emboîtement gigogne, dynamique, et remuant…

  1. Terra : la géologie, la roche et l’eau qui sont les bases de notre monde connu
  2. Humus : le sol, là où peut s’enraciner tout le vivant
  3. Silva : l’enveloppe biologique, le sauvage, bactéries, végétaux, champignons, animaux, habitats, et les relations complexes que tous entretiennent
  4. Ager : la ville à la campagne, le champ, la manière dont nous avons domestiqué ce vivant
  5. Vrbs : la ville, en tant que super organisme ou super habitat
  6. Polis : et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?