Hérisson (cascades du)

Hérisson (cascade du) — Nature : milieux naturels, eau, géologie | Patrimoine : paysage N. fém. pl. Roulades d’une rivière

 

  1. Suite de cascades en enfilade que j’ai dû escalader jusqu’en haut sur un sol très glissant. Je suis tombée dans l’eau et me suis fait mal aux genoux et au coude gauche. Le plus jeune chien de ma mamie n’arrivant pas à monter les marches, j’ai dû le porter ainsi que sa chienne beaucoup plus âgée.

    Anonyme, XXIe s.

  2.  

  3. C’était pas le pied…

    Franchement, c’était pas le pied de dévaler comme un seul homme, après une soirée bien arrosée, à la suite de Pierre Louis, quand il a lancé : « Bain de minuit à la cascade de l’Eventail ! »

    D’accord, on était en pleine canicule, et la veille, on avait prolongé tard dans la nuit la pause fraîche dans les eaux douces du lac de Narlay. Ce soir, il fallait du nouveau, de l’inédit, c’était du Pierre Louis tout craché. Alors on est partis, les plus prudents avec une lampe de poche, le plus léger en tongs.

    Près de l’arche de la première cascade, Ginette a annoncé discrètement à son voisin : « Moi, je remonte, je n’y vois rien, je bute dans toutes les souches, et avec mon genou amoché…. » Du coup, André, qui est sous l’emprise amoureuse de Ginette, s’est arrêté, hésitant, sensible à ses difficultés.

    « Alors André, tu prends racine ? » C’était Pierre Louis qui n’oubliait pas de galvaniser la petite troupe en gueulant tous les dix pas : « Ça circule, ça circule, hop, hop, hop ! Détente, sentez vos pieds, sentez-les comme des leviers souples qui se posent sur le sol et le repoussent avec confiance ! C’est l’appréhension qui vous fait trébucher… Ça circule, ça circule, hop, hop, hop ! » On sentait remonter dans ses injonctions et ses images à la noix, le GO du Club Med qu’il avait été dans sa jeunesse… Sauf qu’il n’était plus très jeune, et nous non plus. Moi, je commençais à sentir des lignes de force douloureuses sous la plante des pieds.

    Heureusement le bruit de la cascade, but de notre équipée, nous a soulagés. « Bouquet final » a jubilé Pierre Louis en lançant tongs, tee-shirt et slip sur la plus proche dalle rocheuse. Moi, je me suis approchée de l’arche d’eau toute habillée ; ça sèche vite, pendant les nuits d’été, et puis, on ne sait jamais….Quand on a eu épuisé les guili-guili de l’eau, sur la nuque, dans le dos, entre les orteils, en éclaboussant copieusement les voisins, on a senti qu’il était temps de remonter.

    Ça s’est fait en ordre dispersé, dans un silence grelottant, avec un Pierre Louis frigorifié, totalement dégrisé, et qui gémissait : « Qu’est-ce que vous avez fait de mes fringues ? Rendez-moi au moins mes godasses ! »

    Je me demande ce qu’a pensé le randonneur matinal qui, remontant les cascades le lendemain, a découvert une tong, un short bleu, un tee-shirt au logo du Club Med, dispersés le long du trajet…

    Anonyme, XXIe s.

 

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