Neige

Neige — Nature : climat | Patrimoine : paysage | Société : sentiments N. fém. Eau solide tombée du ciel, lorsqu’on a froid aux pieds | de Nix, nivis, neige, en latin et de nix, rien, en dialecte allemand du côté d’Offenburg

 

  1. C’était la première fois que je voyais la neige.
    La neige c’est toujours comme la première fois.
    La neige est blanche, vierge, elle est la première fois. Quand elle reste, qu’elle se salit, qu’elle se boue, qu’elle se floque, qu’elle se ploque, ce n’est plus la neige. C’est de la merde. La merde ce n’est pas la première fois. La merde c’est tout le reste de la première fois, la merde c’est toutes les fois.
    La neige m’effrayait, avec son corollaire le froid, car si je n’avais pas peur du blanc, j’avais peur de le salir. Prendre sa voiture par exemple, c’est une forme de salir. Et j’ai horreur de salir la neige, que j’aime bien croquer par exemple. Conduire sur la neige m’effraie, non pas parce que je n’y suis pas habile, non pas parce que j’ai déjà eu trois “accidents” de voiture dans la neige, mais parce que salir la neige m’effraie. La neige, c’est comme les cons ou les frelons, on devrait la laisser tranquille. De ce point de vue-là, la neige c’est comme la merde (c’est ça la dialectique matérialiste), ça ne se remue pas.
    Il ne faut pas remuer la neige. Il faut la laisser tomber, elle le fait si élégamment, et il faut la laisser s’étendre, elle le fait si professionnellement, consciencieusement.
    FB — bibliothèques
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  3. Rêves de fées

    Lorsque la neige tombe du ciel, chaque flocon contient une image sous forme de cristaux.
    Les flocons de cristaux éparpillés au sol racontent mille et une histoires de rêves.
    Chacun de nous est invité à se rendre au milieu du paysage en neige et faire un vœux.
    Voici que les tempête de neige ou les congères, la fonte des neige, les bonhommes de neige, le crissement de la neige, les boules de neige, les neiges froides ou mouillée, sont le résultat des vœux réalisés.
    FR — bibliothèques

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  5. Eau congelée que tombe sous la forme de flocons blancs

    La première fois que je voyais la neige dans le jura
    J’admirais et j’avais peur de cette terre toute blanche
    Et j’ai rencontré le grand froid invisible qui m’a attaquée

    Avec la neige et ses -10, -12, -14 degrés
    Impossible de sortir je n’étais pas armée dehors

    Nul ne peut imaginer les joies intenses qui arrivent sans prévenir

    C’était froid
    C’était glace
    Dans vos yeux
    Dans vos mains
    Dans votre peau.

    Sarah — allophones

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  7. Une très beau paysage autour de nous. Tout le territoire est couvert par la neige et elle est dans mes mains. Cette saison d’hiver qui nous fait jouer dans la neige, faire un bonhomme de neige, faire du ski, ou se lancer des boules de neige. Il fait froid dehors mais est agréable quand on voit que tout est blanc et quand on marche dans la neige qui croûte comme le pain. Cette petite ville nous fait sentir mieux. Le plus beau paysage est ici, dedans, dans Saint-Claude.
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    Photo montage de Wilson Bentley
     

    La neige est un matériau constitué d’eau, de glace et d’air. Elle tombe sous forme de petits cristaux sur le sol. Sa température est proche de 0°C.

    Autrefois dans le Jura, quand la neige tombait, les fermiers n’avaient plus d’activité à l’extérieur. Ils étaient contraints d’œuvrer chez eux. Ils faisaient par exemple des sculptures sur bois, et c’est grâce à partir de là qu’ils ont commencé à tailler des diamants, ou tourner le bois pour fabriquer des pipes.

    La neige, de ses milliers de flocons, recouvre les grandes prairies autrefois verdoyantes. Elle s’abat délicatement en voiles sur les branches des grands sapins. Elle est parfois poudreuse, aérée, mais certaine fois elle est compacte. Au coucher du soleil, les rayons tamisés illuminent la couche blanchâtre qui scintille comme des cristaux.

    Anonyme — seconde 4

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  11. La neige est une bénédiction et un fléau. Elle n’est rien et elle est tout. La neige est une pluie de lumière en hiver. Les gouttes s’appellent des flocons. Ils peuvent être petits ou gros, épars ou nombreux, légers ou lourds mais ils sont toujours blancs. La neige illumine l’espace en le recouvrant d’une couche de blanc, scintillant si le soleil brille, cotonneux dans le cas contraire. La neige crisse, craque, se roule en boule, tombe et frappe.

    En novembre le haut-jurassien frémit et trépigne car il l’attend ; il l’espère pour éclairer l’hiver.

    Il en a besoin pour son univers, son équilibre dans les saisons, pour la vie de sa commune. Une lumière nouvelle à travers les persiennes, des sons étouffés trahissent la neige tombée dans la nuit. Vite, on ouvre les volets tout joyeux. Chaque année, c’est pareil.

    Les corvées répétées de pelle à neige, la circulation ralentie et aléatoire, le risque de chute de la neige du toit sur les trottoirs, ne sauraient altérer la passion du haut-jurassien pour la neige. La vie prend un autre rythme et c’est normal. Personne n’a rien à redire à ca. On se replie dans les intérieurs chaleureux et confortables avec sa famille et ses amis. On a d’autres usages de la nature : la raquette à neige, le ski, surtout nordique, le patin à glace. Si elle vient à manquer, c’est une catastrophe et on doit la fabriquer.

    Mais en mars la lassitude s’installe. On guette les signes du printemps. Les tussilages, petites fleurs jaunes sont les premières à émerger parmi les plaques de neige. Puis elle fond et laisse la place à l’herbe jaunie qui ne tarde guère à reverdir.

    FT — bibliothèques

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  13. La neige jusqu’à l’épuisement du regard. Et au milieu : un homme, à moitié nu, vêtu d’une simple chemise. Il marche. Va. Vient. Il cherche. Et lorsqu’il trouve : se baisse, se penche, s’accroupit et met genou en neige. Alors, de ses mains longues et fines, il fait un outil capable de plonger dans le blanc et d’en extraire l’empreinte d’un pas que la neige retient. Dix fois, cent fois il refait le geste. A chaque chute de neige, il revient. Et chaque fois, ayant extrait l’empreinte, il marche vers le feu allumé. Là, agenouillé encore, il combat et la neige et le feu dans le secret espoir de voir, là où la neige fond, se lever de l’empreinte le pas qui l’a laissée et renaître celui dont il fut marche, souffle, chant et péril.

    Longue files de migrants arrachés à l’oubli, ils s’avancent. mais qui va les accueillir ? Car convoquer ne suffit pas. Encore faut-il offrir aux pèlerins d’une si longue route la chaleur des rencontres et la fraternité frugale du repas. Celui qui les as convoqués le sait. Il cherche la halte qui permette l’accueil. Sa recherche devient errance…Des portes s’ouvrent. La porte ouverte devient écriture. Les gestes de l’accueil, sa grammaire. Lorsque les pèlerins repartiront avec celui qui les avait convoqués, dans chaque maison où ils trouvèrent accueil leur mémoire demeurera. Elle aura trouvé son futur.

    Anonyme — séances perpétuelles

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  15. Un monticule de neige se mire dans la combe

    Les pointes des épicéas piquent et repiquent le ciel

    Leurs aiguilles criblées de blanc s’élancent au bout du paysage

    Dessinent la limite entre le ciel et la terre

    Un monticule de neige se mire dans la combe

    Anonyme — séances perpétuelles

 

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